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l'Enseignement au Maroc
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Si Moh
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MessagePosté le: Jeu Juin 19, 2008 3:16 pm    Sujet du message: Le taux de 24% de réussite au baccalauréat littéraire Répondre en citant

Le taux de 24% de réussite au baccalauréat littéraire signe le naufrage de la culture dans notre pays

Ils étaient 300.000 candidats à passer les épreuves du baccalauréat cette année. Seulement 83.064 ont été admis et 106.183 tenteront leur chance à la session de rattrapage qui débutera le 1er juillet prochain.


Les résultats du baccalauréat viennent d’être dévoilés. Au total, 83.064 candidats ont passé avec succès les épreuves au titre de la session de juin 2008 soit un taux de réussite de 38,11% du total des inscrits, indique un communiqué du ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique. Parmi les candidats admis, 40% d’entre eux ont obtenu la mention «assez bien». Ils sont 106.183 à devoir passer les épreuves de la session de rattrapage prévue les 1er 2 et 3 juillet prochain. Les branches scientifique, mathématiques et techniques se sont démarquées par rapport aux branches littéraires. En effet, le taux de réussite est de 49,52% pour les premières et seulement de 24,36% pour les secondes. Les branches scientifiques ont ainsi enregistré une amélioration de quatre points par rapport à la session ordinaire de l’année précédente.

Les candidats libres étaient nombreux cette année. Sur un total de 18.109 inscrits, seulement 2156 ont été admis. A noter que les résultats définitifs de la session de rattrapage seront annoncés immédiatement après les délibérations soit les 12 et 13 juillet.

Rappelons que le nombre des candidats et des candidates de la session de juin 2008 a dépassé pour la première fois le seuil des 300 000 pour atteindre 300 673, parmi eux 134 640 candidats de sexe féminin qui représentent 44,8 % de l’ensemble des candidats et des candidates. Cette année, le nombre des candidats et des candidates a augmenté de 5,9 % par rapport à l’année précédente, quant à l’effectif des candidats de sexe féminin, il a été à la hausse de 4,9 % par rapport à la session de juin 2007.

Le nombre des candidats et candidates de l’enseignement public a atteint 230 470, avec une augmentation de 6,1% par rapport à 2007. Les candidats libres dont le nombre est 62 068 présentent 20,6% de l’ensemble des candidats avec une augmentation de 3,7% par rapport à l’année 2007. Aussi, le nombre des candidats de l’enseignement privé a connu une augmentation passant de 6598 en 2007 à 8135, enregistrant ainsi une augmentation de 18,9%. En ce qui concerne les types d’enseignement, les candidats et candidates de la section de l’enseignement public représentent la majorité des candidats avec 92,7% contre 5,6 % de la section de l’enseignement technique et 1,7% des sections de l’enseignement «Assil».

Par ailleurs, les candidats et candidates des sections littéraires ont atteint 142 745 en comparaison avec 135 995 candidats des sections scientifiques ce qui représente respectivement 47,5% et 45,2% de l’ensemble des candidats et candidates. Les autres candidats et candidates sont partagés entre les sections techniques avec 16 806 et les sections de l’enseignement «Assil» avec 5127 candidats et candidates.


Le 19-6-2008
Par : Leila Zerrour
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MessagePosté le: Dim Juin 29, 2008 12:19 pm    Sujet du message: L’enseignement supérieur Répondre en citant

100% Jamal Berraoui : Que faire après le bac ?

L’enseignement supérieur n’alimente plus l’économie et l’Administration en cadres. Ceux-ci proviennent de filières plus pointues, fermées aux pauvres qui échouent à avoir le visa pour aller passer les examens d’entrée.


Pour qui n’a pas connu cette angoisse, le sujet paraît anodin. Il intéresse pourtant l’avenir de près de 100.000 jeunes chaque année et de leur famille. La différence entre les voies de l’excellence, fortement sélectives, trop chères, éprouvantes et le reste, c’est-à-dire les études qui préparent au statut de manifestant permanent est énorme.
Les voies de l’excellence sont d’abord les écoles étrangères, ensuite les écoles marocaines publiques, enfin quelques rares écoles privées. Le sésame de la prépa est ultra-sélectif à l’entrée et un peu hasardeux après les deux ans, sans que le système actuel prévoit des passerelles.
L’étranger, c’est d’abord la sélection par l’argent. Il faut compter un minimum de 25 briques par an. Malgré tout, il y a des centaines de jeunes qui intègrent cette filière chaque année grâce aux efforts des parents. L’égalité des chances n’est plus de ce monde-là, et la reproduction des élites est en marche.
Les autres, ils font comme ils peuvent et la majorité d’entre eux se retrouvent parqués dans des filières, peu valorisées par le marché du travail, dans des amphis bondés où professeurs et étudiants partagent le même desarroi et la même démobilisation. Une perte d’argent et de temps énorme pour le pays et pour ces jeunes.
L’enseignement supérieur n’alimente plus l’économie et l’Administration en cadres. Ceux-ci proviennent de filières plus pointues, fermées aux pauvres qui échouent à avoir le visa pour aller passer les examens d’entrée.
Ce constat est fait par les responsables eux-mêmes. Nous sommes prisonniers de dogmes inopérants, voire handicapants. Les filières généralistes, sans avenir, continuent de recruter le plus grand nombre de bacheliers. Au nom du droit au savoir ! Ce qui n’empêche pas ceux qui arrivent au bout, au diplôme, de revendiquer un autre droit, celui de l’emploi : dans la fonction publique. Au même moment, l’économie, les entreprises ont besoin de cadres moyens et d’agents de maîtrise avec des formations spécifiques.
Il y a un moyen de sortir de ce paradoxe, sans sacrifier ni le droit au savoir ni l’égalité des chances qui, de toutes les façons n’est qu’un slogan creux actuellement. Renforcer la sélection à l’entrée partout, au moins sur un plan : la maîtrise des langues. Multiplions les filières adaptées au marché de l’emploi, avec une information accrue et surtout la décentralisation des instituts chargés de ce genre de formation. Enfin, les économies générées doivent servir en priorité à financer les bourses pour tous les méritants et rétablir ainsi, au moins entre les élèves d’excellent niveau, le haut du panier, une égalité toute relative.
L’objectif est clair : refaire de l’école un creuset d’intégration, mais aussi l’ascenseur de la mobilité sociale. Les formations courtes, qualifiantes permettront l’accès à l’emploi. Les pointues, les prestigieuses doivent être ouvertes aux fils des pauvres méritants. L’enseignement généraliste doit aussi être ouvert à n’importe quel âge, au lieu d’exiger, bêtise extrême, «un bac nouveau».
Cet échafaudage a aussi un mérite : le bac redevient un sésame qui ouvre la voie à quelque chose. Aujourd’hui, un bachelier avec dix de moyenne est plus une source de tracas qu’une promesse d’avenir assuré.
Un mot sur les écoles privées, elles recrutent des enfants de la classe moyenne, ceux des cadres quinquagénaires. Elles coûtent aux alentours de 50.000 DH par an, pour les moins chères, mais n’offrent aucune garantie de la qualité de la formation et encore moins de son acceptabilité par le marché. Ces informations là n’existent nulle part et les parents se décident sur la base d’impressions recueillies dans leur environnement immédiat.
Cette angoisse-là ne disparaîtra que le jour où la réforme aura remis l’école en état de marche. Quand l’enseignement sera de qualité et que le processus de déqualification des diplômes aura été stoppé. En attendant, le gâchis actuel doit être aménagé au mieux.
Il est terrible pour un patriote, attaché à l’école de limiter ses ambitions pour son pays à ce niveau : organiser le gâchis. C’est dire si la situation est grave. Jugez-en vous-même : on met 60.000 jeunes dans une voie sans issue chaque année. Hram ! Et c’est pour cela que tous les parents tentent d’éviter cette fatalité.



Aujourd'hui Le Maroc
Le 27-6-2008
Par : Jamal Berraoui.
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MessagePosté le: Dim Juin 29, 2008 2:26 pm    Sujet du message: Ecoles privées Répondre en citant

Ecoles privées : les clés d’accès

Après le bac, plusieurs étudiants s’orientent vers les écoles privées. Pour intégrer ces institutions, des démarches doivent être entreprises.


Accéder à une école privée nécessite une démarche à plusieurs étapes. Après s’être renseigné sur l’école qu’il souhaite intégrer, l’étudiant s’inscrit et passe un test oral ou écrit selon la procédure de l’institution. Ces tests se déroulent à partir des mois de juin-juillet ou en septembre. Avant le test, une sélection se fait parfois à partir des relevés de notes. «La plupart des écoles privées acceptent tous les baccalauréats à condition que les notes des matières qui ont un rapport avec la filière choisie ne soient pas inférieures à la moyenne», déclare une directrice d’école privée souhaitant garder l’anonymat. Parfois, le candidat n’a pas besoin de passer le test.
La première rencontre avec le directeur général est souvent déterminante. Si le responsable de l’école remarque des problèmes graves de communication, de sérieuses difficultés de langage ou des comportements inadéquats, il peut d’emblée conseiller l’étudiant de s’orienter vers un autre type d’études. Si le premier contact est correct et les résultats du test sont satisfaisants, l’étudiant est immédiatement appelé à compléter le formulaire d’admission. Ce formulaire comporte en plus des données personnelles comme le numéro de téléphone et l’adresse, des indications sur le médecin traitant de l’étudiant et des renseignements sur les parents ou le tuteur qui assume les charges.
L’école est censée également avoir une entrevue avec la personne chargée d’assumer les frais de scolarité de l’élève par année. Cette personnes doit enfin signer un engagement financier qui constitue un document légal passible de poursuite judiciaire en cas de non-paiement. Une fois l’année écoulée, il y a une reconduction tacite du contrat. Au cas où la personne signataire ne serait plus capable d’assumer les frais de scolarité, elle doit être remplacé sinon la direction de l’école se trouve dans l’obligation d’engager une poursuite pour dommages et intérêts. C’est ce qu’on appelle une procédure de mise en demeure. «Passé un certain délai qui peut durer de quatre à cinq mois, une mise en demeure est engagée» déclare la même source.
Pour éviter ce genre de litiges l’école propose souvent des facilités de paiement. En règle générale, le paiement de la scolarité se fait soit par trimestre, soit par semestre ou par année. Certains parents préfèrent payer mensuellement puisqu’ils essaient de trouver une astuce pour payer moins cher. A ce moment-là, la direction leur conseille la formule annuelle et leur offre 5 à 10% de réduction. « Ainsi en payant les frais de scolarité annuellement, les coûts sont moindres et beaucoup plus intéressants», explique la même source. C’est une façon d’encourager les parents ou les tuteurs à opter pour le paiement annuel.
D’une part, l’école garantit une année de scolarité et d’autre part, les parents s’acquittent des frais. Pour les écoles privées appartenant au ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la formation des cadres, les coûts annuels de scolarité sont fixés dans une moyenne de 30.000DH et pour la formation professionnelle à partir de 21.000DH. Cela n’empêche qu’il existe des écoles qui établissent des coûts plus élevés. Tout dépend des charges des écoles. Pour l’enseignement supérieur, l’école est obligée de recruter des enseignants titulaires de doctorat d’Etat, les rémunérer à pas moins de 250 DH l’heure. Ce qui se répercute automatiquement sur la grille des tarifs de l’école.



Aujourd'hui Le Maroc
Par : Qods Chabâa
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MessagePosté le: Lun Juin 30, 2008 1:42 pm    Sujet du message: L'Ecole ou la métaphore de la Maison de verre Répondre en citant

Enseignement
«L'Ecole ou la métaphore de la Maison de verre»
Interview: Larbi Belafkih, spécialiste en neurosciences cognitives, enseignant à la Faculté des sciences de l'éducation de Rabat



L'évolution des pratiques pédagogiques et du métier d'enseignant, l'aménagement du temps scolaire, l'impact sur le système éducatif
en termes de moyens à mettre en œuvre pour faire face aux changements du temps et des rythmes scolaires… autant de thèmes de fond qu' analyse Larbi Belafkih.

Le Matin : Le ministère de l'Education nationale a organisé un colloque très suivi par les enseignants sur la «Gestion du temps et des rythmes scolaires». Pourquoi donc le choix d'un tel thème?
Larbi Belafkih : C'est une question fondamentale pour tout être humain et tout organisme vivant. A la naissance, les bébés ont un rythme de 16 heures de sommeil et ne se réveillent que pour téter. Au fur et à mesure qu'ils grandissent, le sommeil diminue et il y a une alternance entre sommeil et éveil. Cela veut dire que toute vie est réglée par des rythmes. On a parlé des rythmes biologiques, des rythmes physiologiques, des rythmes psychologiques. L'intérêt pour le système éducatif marocain, c'est de prendre en charge ces rythmes dans les processus d'apprentissage et de formation des générations pour optimiser les rendements.

Qu'en est-il des présents à cette réunion visiblement très suivie et qui a fait quoi ?
Tous les représentants du système éducatif marocain publics et privés étaient présents. Ce sont des enseignants, des directeurs d'académies, des inspecteurs et même des élèves qui ont apporté des réflexions extrêmement intéressantes. Nous avons eu droit au cours de plénières à des interventions sur le rythme et les horloges biologiques, la chronospychologie, la chronobiologie et l'incidence de ces rythmes sur la qualité du rendement, sur l'apprentissage et le système éducatif dans sa globalité. Il y a eu ensuite différents ateliers portant sur «Le temps d'apprentissage» «Les rythmes scolaires» et «Les ressources humaines et matérielles».

On sait que nous avons au Maroc une moyenne de 1.000 à 1.200 heures de cours par an. Qu'en est-il de la qualité du rendement avec ce volume d'heures ?
Le Maroc a une charte d'enseignement et de formation. Ce document a donné les grandes lignes et les orientations pour rendre le système éducatif performant. Le dernier rapport du Conseil supérieur de l'enseignement a fait état de points positifs et de points négatifs.
Il fallait réagir sur ces derniers points et mettre en place des actions pour y remédier, d'où le choix d'un tel thème sur la gestion des rythmes scolaires qui permet de rentabiliser le temps ‘'d'investissement de l'élève'', de la famille et de l'enseignent.

A travers les ateliers, j'ai entendu parler, à plusieurs reprises, des verbes comme «mobiliser, réagir, soutenir accompagner…». Peut-on espérer dans un secteur plombé par la crise un début de reprise de confiance?
Oui, je crois que tous les acteurs ont compris que le système éducatif est un processus et qui dit processus dit évolution et mécanismes à développer, des actions à mettre en place et à développer. Il y a des processus qui touchent l'enseignant lui-même, l'élève et le politique. Tout acteur du système est responsabilisé et peut jouer pleinement le rôle qui lui convient.

Prenons les acteurs un à un, il y a d'abord l'enseignant qui a une lourde responsabilité…

Je crois qu'il faut avoir le courage de reconnaître certaines choses et de faire des constats qui nous permettent ensuite d'avancer: sans généraliser, on peut dire que l'enseignant croit que l'élève est là pour obéir à l'adulte. Les programmes, leurs présentations, les emplois du temps sont faits pour l'adulte et non pas pour l'enfant. Deuxième constat: les enseignants se plaignent des programmes chargés mais souvent un mois avant la fin des cursus scolaires; nombre d'entre eux demandent aux élèves de ne plus venir en classe et se plaignent ensuite du mauvais rendement. Il y a bien sûr des conséquences et des incidences sur le rendement des élèves. Nous avons fait des évaluations des acquis et des compétences des élèves. Certains enseignants, car je répète qu'il ne faut pas généraliser, n'ont pas intégré l'idée que les rythmes scolaires sont fondamentaux dans la réussite éducative. Cela pose la question de la prise en charge globale de la question: comment gérer le temps d'apprentissage et le temps scolaire sur les périodes imposées par la loi et la réglementation?

Pour cela, quels dispositifs ou quelles mesures mettre en place ?
La formation continue, l'encadrement pour saisir l'importance de la gestion des rythmes de l'élève et du temps. Je dois dire que cette question est relativement récente même dans les pays développés comme l'a souligné dans son intervention François Testu, expert français, qui a initié cette question en France. Nous avons étudié et travaillé dans le même laboratoire de recherche. F. Testu a ouvert notre colloque par une intervention intitulée ‘'Aménager les temps de vie des enfants: pourquoi ? Pour qui ? Comment ? De la nécessité des connaissances chrono-biologiques et chrono-psychologiques dans le débat sur les rythmes».

Il y a un autre segment de la réflexion des plus importants qui est l'élève. Que dites-vous sur ce point précis ?
Pour l'élève, on peut dire en gros qu'il y a le temps scolaire, le temps social et le temps familial. Il faut trouver une adéquation entre les trois temps et nous devons tous nous y mettre, y compris les médias. La télévision par exemple a un rôle important à jouer dans la socialisation de l'enfant, tant dans les horaires des émissions que par la qualité des programmes. L'école de son côté doit gérer les programmes qui doivent être aérés et permettre aux élèves de bien profiter de la journée. Il y a une question d'équilibre à trouver en adéquation avec l'emploi du temps des enseignants qui évite les temps perdus ou le trop-plein qui alourdit l'élève. L'école doit également faire en sorte que lorsque l'élève entre en classe, il n'en sorte que pour aller chez lui. Cela permettrait d'éviter les risques d'exploitation des enfants ou des dérives.

Un mot sur le dernier segment du politique…
Celui-ci est fondamental. Tout éducateur, qui a cœur l'éducation, ne peut occulter la place du politique. Pour cette question de gestion du temps, nous avons des doctorants qui ont travaillé sur la question et qui nous fournissent des connaissances. Le politique doit être à l'écoute de la science. Il y a va de notre ancrage dans la société de la connaissance qui exige rationalité et efficacité. Il y a d'autre part des expériences de terrain dont il faut tenir compte.

Quel regard portez-vous sur la crise de l'enseignement ?
Je vais m'expliquer par une sorte de métaphore. L'école marocaine est une maison en verre. Les gens qui y travaillent à l'intérieur jettent des cailloux comme ceux qui sont à l'extérieur qui jettent aussi des cailloux. Cette maison reçoit des cailloux de l'intérieur et de l'extérieur. Il faut prendre du recul pour réfléchir sur le rôle de l'école, à ce qu'elle a produit et à ce qu'elle doit produire pour répondre notamment au défi de l'emploi. Les résultats du bac ont avoisiné cette année les 38%. Le taux est faible car il y a des élèves studieux qui ont travaillé toute l'année et qui n'ont pas réussi. On ne peut pas dire que l'école a failli, car elle forme relativement bien, avec parfois des enseignants performants comme en témoignent les élèves qui, une fois mis dans des systèmes à l'étranger, réussissent très bien leurs cursus. Il n'y a pas de système éducatif parfait mais une crise de confiance qu'il faut transcender. Dans la recherche de solutions, le privé (écoles et entreprises) doit participer à l'évolution. D'autre part, il ne faut pas oublier que l'enseignant doit donner le maximum pour son métier, ce pour quoi la société le paie. Le syndicat et le politique doivent bien sûr jouer le rôle mais il ne faut pas qu'il y ait un mélange des genres. En tant qu'enseignant, j'ai la responsabilité de remplir mon rôle en défendant l'intérêt de l'élève avant tout.

Comment faire pour reprendre confiance, remobiliser les enseignants ?
Lorsqu'une décision est prise, il faut la mettre en œuvre. Il faut être pragmatique, les discours ne suffisent plus. Il faut concrétiser les décisions. Il faut le cycle de réflexions, la décision et l'action; tout cela doit être pris dans l'intérêt de l'élève et du pays.
Le ministère est en train de travailler sur un plan d'urgence.
Si on cible les problèmes les plus pressants et si on trouve les actions concrètes sur le terrain, cela donne matière à espérance et donc à une mobilisation du corps des enseignants.


Par Farida Moha | LE MATIN
Publié le : 29.06.2008 | 14h05
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MessagePosté le: Lun Juin 30, 2008 3:09 pm    Sujet du message: Baccalauréat Répondre en citant

Baccalauréat : Au-delà de l’handicap, la réussite

L’AREF de Rabat ne peut que s’enorgueillir et se féliciter du succès à l’examen du baccalauréat de ses deux élèves, Mehdi et Karim, souffrant l’un d’un handicap moteur, l’autre d’un handicap psychomoteur.

Ils s’appellent Mehdi et Karim et ont réussi à décrocher leur Bac malgré l’handicap moteur de l’un et psychomoteur de l’autre et ce, grâce à l’accompagnement de l’ AREF de Rabat, prouvant ainsi que l’handicap ne peut être un obstacle à la réussite comme on a souvent tendance à le croire. Mehdi Alaoui, élève en Sciences mathématiques au lycée Charif Al Idrissi a réussi son baccalauréat avec une moyenne de 12,2 et Karim Benabdesslam, qui étudie au lycée Ibnou Sina section lettres et sciences humaines a eu, quant à lui, 11,88. Selon les déclarations des responsables du bureau de l’éducation inclusive, à l’AREF de Rabat, l’Académie a travaillé de façon particulière à la mise en application des deux notes ministérielles, notes 104 et 108 relatives à l’adaptation des examens aux élèves souffrant d’handicaps moteurs ou psychomoteurs et tout autre handicap, leur permettant ainsi une égalité des chances avec les autres élèves à travers différentes mesures facilitant et le déplacement de ces élèves, et leur accompagnement par un élève pour la rédaction dans le cas de difficultés pour écrire et également la facilitation des épreuves notamment pour les élèves trisomiques ou souffrant d’handicap mental. A l’instar des autres Académies, du Royaume, l’AREF de Rabat-Salé-Zemmour-Zaers se base dans l’acquittement de ses fonctions, sur les fondements constants et les finalités majeures du système éducatif du Royaume.
Elle doit participer au développement général du pays qui se fonde sur la conciliation positive entre la fidélité aux traditions et l’aspiration à la modernité, ce qui signifie que les valeurs essentielles sont puisées dans les nobles enseignements de la foi islamique, en plus des valeurs universelles, telles que l’équité, l’égalité entre les sexes, la citoyenneté, la tolérance, etc. Aussi, faut-il insister sur l’intérêt accordé aux droits de l’enfant et de la femme, surtout avec l’adoption du Code de la famille. Consciente de sa mission dans le développement du secteur de l’éducation et de la formation dans la région, l’Académie régionale d’éducation et de formation de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, ne ménage aucun effort en vue de mettre en place, avec tous les partenaires, un environnement éducatif ayant pour noyau l’établissement scolaire, comme espace privilégié devant réunir toutes les conditions favorables pour dispenser un enseignement de qualité au service de tous les enfants, garçons et filles, et pour préparer ces derniers à devenir des citoyens et des citoyennes conscients de leurs droits et de leurs devoirs.



Aujourd'hui le Maroc
25 juin 2008
Par : Mounir Siraj
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MessagePosté le: Mar Juil 15, 2008 12:52 pm    Sujet du message: Plus de 95.000 élèves ont obtenu leur baccalauréat Répondre en citant

Plus de 95.000 élèves ont obtenu leur baccalauréat au titre de l'année scolaire 2007-2008

Rabat, 15/07/08- Un total de 95.242 élèves, parmi 228.110 candidats, ont passé avec succès les épreuves du baccalauréat au titre de l'année scolaire 2007-2008, a annoncé le ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique.

Le nombre des élèves scolarisés ayant réussi les examens s'élève à 91.802 candidats soit un taux de réussite de 44,20 pc, indique lundi un communiqué du ministère, précisant que le nombre des filles admises a atteint 47.376, soit 51,6 pc.

Selon la même source, le nombre des candidats libres s'élève, quant à lui, à 3.440, enregistrant une baisse de près de 8 points, par rapport à l'année dernière.

Le taux de réussite dans les branches scientifique, mathématique et technique est de 54 pc (61.995 élèves), soit une hausse de 3,2 points par rapport à l'année précédente (60.089 élèves).

En revanche, le taux de réussite dans les branches littéraires et traditionnelles n'a pas dépassé les 31,89 pc (29.807 élèves), en baisse de près de 8 points par rapport à l'année scolaire 2006-2007.

Le ministère fait état, par ailleurs, d'une amélioration notable du rendement des élèves admis, relevant que 35 pc des candidats ont obtenu une mention, soit une hausse de 14 pc par rapport à l'année dernière.

Pour les examens d'obtention du certificat du cycle préparatoire, le nombre des élèves scolarisés ayant réussi les examens s'est élevé à 264.511 (dont 51 pc de sexe féminin) avec un taux de réussite de 56,18, contre 51,6 l'année dernière, poursuit la même source, notant que le taux de réussite chez les filles a atteint plus de 60,7 pc, contre 57,16 pc l'année précédente.

D'autre part, un taux de réussite de 89,93 pc a été enregistré au niveau du certificat des études primaires, contre 89,5 pc en 2006-2007. Quelque 219.823 filles sont admises, soit 46,7 pc.

Le taux de réussite en milieu urbain a atteint 92 pc (94,82 pc des filles) contre 87 pc en milieu rural (88 pc de sexe féminin).

Plusieurs mesures ont été prises cette année pour faire face au phénomène de la triche qui a régressé de 26 pc par rapport à l'année précédente, souligne le ministère.


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MessagePosté le: Mer Juil 16, 2008 5:36 pm    Sujet du message: Baccalauréat Répondre en citant

Baccalauréat
Un taux de réussite de 41,75%
Seuls 12.178 candidats ont été admis lors de la session de rattrapage

Après de longues journées d'attente interminable, les résultats de la session de rattrapage des examens du baccalauréat au titre de l'année scolaire 2007-2008 ont été finalement affichés lundi dernier à 17 heures.




Bien évidemment, les bacheliers sont venus nombreux assister à la fatidique, et très stressante, séance d'affichage des résultats. «Ce sont les résultats de la dernière chance», lance, à quelques minutes de l'heure H, une étudiante, qui visiblement, n'arrive plus à tenir à sa place. Visage crispé et mains tremblantes, cette élève affirme avoir bien répondu aux questions des épreuves, mais, «on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise». 17h tapantes. Les fameux tableaux d'affichage ont fait leur apparition. Et ce sont plus de 95.000 élèves (95.242 exactement), parmi 228.110 candidats, soit 41,75%, qui ont obtenu le fameux sésame, selon le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique.

Le nombre des élèves scolarisés ayant réussi les examens s'élève à 91.802 candidats, soit un taux de réussite de 44,20%, indique un communiqué du ministère. Les filles sont apparemment plus studieuses que les garçons, vu que le nombre des admises a atteint 47.376, soit 51,6%. Le nombre des candidats libres s'élève, quant à lui, à 3.440, enregistrant une baisse de près de 8 points, par rapport à l'année dernière.

Walid, lycéen recalé lors de la première session, essaye de mettre les mots sur la tension que vivent les lycéens avant les résultats.
«Nous appréhendons tous ces résultats, car ils ne reflètent pas le vrai niveau des lycéens. Le fait de programmer les examens de la session de rattrapage juste deux semaines après un échec essuyé en première session est tout simplement anti pédagogique », souligne Walid. «Nous n'avons pas eu le temps de nous remettre de notre déception que nous sommes replongés dans un immense défi. Pour moi, les évaluations de la première session laissent à désirer. Je ne comprends pas comment, avec de très bonnes notes en mathématique (1Cool et en physique (14), alors que j'ai eu un zéro en sciences naturelles», s'insurge-t-il.
Le taux de réussite dans les branches scientifique, mathématique et technique est de 54% (61.995 élèves), soit une hausse de 3,2 points par rapport à l'année précédente (60.089 élèves).

En revanche, dans les branches littéraire et traditionnelle, il n'a pas dépassé les 31,89% (29.807 élèves), en baisse de près de 8 points par rapport à l'année scolaire 2006-2007.
Le ministère fait état, par ailleurs, d'une amélioration notable du rendement des élèves admis, relevant que 35% des candidats ont obtenu une mention, soit une évaluation de 14% par rapport à l'année dernière.

Pour les examens d'obtention du certificat du cycle préparatoire, le nombre d'élèves scolarisés ayant réussi les examens s'est élevé à 264.511 (dont 51% de sexe féminin) avec un taux de réussite de 56,18%, contre 51,6 l'année dernière. Chez les filles, ce taux a atteint plus de 60,7%, contre 57,16%, l'année précédente.
D'autre part, un taux de réussite de 89,93% a été enregistré au niveau du certificat des études primaires, contre 89,5% en 2006-2007. Quelque 219.823 filles ont été admises, soit 46,7%. En milieu urbain,il a atteint 92% (94,82% des filles) contre 87% en milieu rural (88% de sexe féminin).
Plusieurs mesures ont été prises cette année pour faire face au phénomène de la triche qui a régressé de 26% par rapport à l'année précédente, souligne le ministère.
* journaliste stagiaire

Première session
Ils étaient 83.064 candidats qui ont passé avec succès les épreuves de la première session du baccalauréat au titre de la session ordinaire de l'année scolaire 2007-2008, soit un taux de réussite de 38,11% du total des inscrits, selon le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique.

Le taux de réussite dans les branches scientifique, mathématique et technique était de 49,52%, en hausse de quatre points par rapport à la session ordinaire de l'année précédente. Dans les branches littéraires, il n'a pas dépassé 24,36%. Les candidats libres n'ont pas été plus chanceux que les littéraires. Seuls 2.156 candidats libres, sur un total de 18.109 inscrits, ont décroché leur sésame.

Par Mohand Mellal* | LE MATIN
Publié le : 15.07.2008 | 15h25
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MessagePosté le: Ven Juil 18, 2008 5:47 am    Sujet du message: Des vigiles dans les écoles publiques Répondre en citant

Des vigiles dans les écoles publiques

Ahmed Akhchichin, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, a annoncé mardi dernier la conclusion de contrats avec des sociétés privées pour assurer le gardiennage dans les établissements scolaires, pour un montant de 100 millions de DH.

Lors d’une réponse à une question orale devant la Chambre des conseillers, Akhchichin a expliqué que cette mesure a été dictée par une série de circonstances, notamment l’annulation du système d’engagement des occasionnels qui était en vigueur dans l’administration publique.

Les académies régionales ont signé des contrats avec des sociétés privées pour mettre en application cette initiative en périmètre urbain, dans un premier temps.

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MessagePosté le: Ven Juil 18, 2008 9:41 am    Sujet du message: Enseignement Supérieur à l'Etranger Répondre en citant

Enseignement supérieur à l'étranger
Rabat accueille un fleuron de la formation
Sous l'égide du Dr. Natalia Logvinova, spécialiste en psychologie sociale


Femme dévouée à la formation et à l'enseignement, présidente du groupe de formation l'ESE (Enseignement supérieur à l'étranger) et notamment l'apprentissage des langues étrangères, établissement de renommée qui a pignon sur rue à Paris, le Dr Natalia Logvinova est une grande amie du Maroc, comme son illustre mari Francesco Smalto que tous les Marocains connaissent.

Mme Natalia Logvinova

Leur présence au Maroc depuis quelques jours s'inscrit dans le cadre de sensibilisation et de promotion de l'ESE qui organise et propose formation, enseignement, stages complémentaires en Europe, aux Etats-Unis, en Angleterre, au Canada, en Russie, en Australie, en Ukraine et dans plusieurs autres pays. Le Centre qui accueille les étudiants à Rabat, à l'Agdal plus exactement, propose une palette complète d'options curriculaires au niveau de l'enseignement supérieur, des cours linguistiques dans les universités et instituts du monde entier, des stages de formation professionnelle, de l'éducation et de la sociologie, voire même de l'enseignement à distance.

Docteur en psychologie, intervenant fréquemment dans le débat sur la pédagogie, les sciences humaines et de l'éducation, Natalia Logvinova souhaite instaurer un pont entre la formation initiale que reçoivent les jeunes Marocains et la formation complémentaire que son centre, installé à Paris mais décentralisé un peu partout par le biais des filières pédagogiques, et les grandes universités dans le monde propose.

Le système qu'elle met en place pour accueillir, encadrer, former et mettre sur le marché les promotions diverses et interdisciplinaires (langues, formation et séjours à l'étranger) ressemble à un parcours du combattant que l'étudiant, livré à lui-même, ne saurait franchir seul. Le centre de l'Enseignement supérieur à l'étranger a élaboré une «feuille de route» qui, entérinant le choix du pays d'études de l'étudiant, lui propose l'établissement éducatif, le logement après une consultation individuelle sur la base du formulaire de pré inscription trouvé sur le site du Centre ESE. Un soutien pour l'obtention du visa de séjour est même rendu possible.
Suit une procédure pratique que le Centre impose en termes de règlement de frais de scolarisation et de séjour. Au final, c'est un «représentant sur place qui vous rencontre à votre arrivée», pour «étudier et découvrir le monde».

Le système de l'ESE
Le système d'enseignement que l'ESE propose est le résultat d'une patiente et longue réflexion. Au niveau du Maroc, il représente une innovation de taille : l'assistance pour ne pas dire la prise en charge de l'étudiant par le centre, dont la notoriété internationale -expérience pédagogique exige- ne laisse aucun choix à l'improvisation, ni au hasard.

Le Dr Natalia Logvinova, didacticienne de grande notoriété, veut offrir cette expérience unique aux jeunes Marocains, elle met son savoir-faire au service d'une cause sacrée, la formation et l'apprentissage dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lundi 14 juillet dernier à Nador, a lancé un programme national d'urgence. Il faut souligner que le Maroc, en dehors de l'Europe et des Etats-Unis, est le premier bénéficiaire du système d'offres et d'options de formation mis en place par Mme Natalia Logvinova, en Afrique et dans le monde arabe.

Par Hassan Alaoui | LE MATIN
Publié le : 17.07.2008 | 15h59
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MessagePosté le: Mar Juil 22, 2008 4:29 am    Sujet du message: Pas de vie après le bac Répondre en citant

Pas de vie après le bac


Ne cachons pas la poussière sous le tapis et regardons, bien en face, la réalité. Le Maroc a sacrifié plusieurs générations d’élèves, testant des réformes de l’enseignement jamais abouties. Ceux qui nous gouvernent ont multiplié les expériences à l’image des essais cliniques et les enfants des Marocains se sont fait souris de laboratoire. Victimes silencieuses et expiatoires de l’enseignement. Les pouvoirs publics peuvent désormais faire breveter un signe distinctif bien de chez nous : on est même parvenus à former des analphabètes bilingues et des diplômés d’en face du parlement, en sit-in éternel…Aujourd’hui, où en sommes-nous ? A l’ombre d’un méga-ministère, les résultats du bac sont ce qu’ils sont. En première session, un peu plus de 38% ont réussi à décrocher le bac. Ils étaient plus nombreux à réussir dans les filières scientifiques et les branches littéraires continuent de faire des candidats malheureux.

Si le département de l’enseignement a été prompt à brandir l’étendard de la réussite en braquant ses projecteurs sur les 35% de bacheliers qui ont décroché, cette année, la mention « assez bien », il faut savoir que la mention n’a en fait aucune signification pour la suite des événements, pour le futur étudiant qui a fait vœu de vie universitaire. Et plus que jamais, le bac n’est pas ce sésame qui ouvre ces citadelles des formations pointues en tout cas cotées. Cette année, pour accéder au concours de certaines grandes écoles, le barème a été par exemple fixé à 15,25 pour les sciences maths et à 16 pour les sciences expérimentales. Quelle lecture donner à une telle sélection dans un système, celui de l’enseignement, malade de lui-même et de l’échec à répétition de ses réformes ? D’abord que l’accès aux grandes écoles se ferme au même moment que les portes de l’enseignement primaire et secondaire sont grandes ouvertes.

Et qu’ensuite la sélection, avant concours, procède d’une volonté d’élimination non pas seulement du plus petit dénominateur commun mais aussi de ces mentions si vite brandies par le ministère de tutelle. Résultat d’une course effrénée et sélective, ne passeront le concours aux grandes écoles que les « très très bons » et autres « super bons », en ce pays où l’on continue de rater, à grande échelle, son bac.

Les bacheliers sont alors fermement invités à aller grossir les rangs de la faculté et à remplir des amphis archi-pleins pour des formations et un diplôme qui les conduiront tout droit devant le parlement. Le système finit par se mordre la queue tout en se donnant l’illusion de former une nouvelle mais minuscule élite. Dans un pays où l’on veut former 10.000 ingénieurs par an, l’excellence ne se décrète pas de manière aléatoire, sans préparation, c'est-à-dire en l’absence d’une réforme sérieuse et crédible.

Les plus chanceux, c'est-à-dire ceux qui peuvent se permettre ce choix, s’envolent vers d’autres cieux et font des prépas cotées, et surtout plus facilement accessibles. La plupart d’entre eux ne rentreront probablement pas au Maroc. Parce que d’autres pays auront su les retenir par la formation et le savoir. Et parce qu’ils auront encore dans la bouche ce goût amer d’un pays qui condamne ses enfants aux diplômes d’en face du parlement…

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MessagePosté le: Jeu Juil 24, 2008 8:55 am    Sujet du message: Les projets de plans d'urgence Répondre en citant

Les projets de plans d'urgence pour le développement de l'éducation et de la formation au centre de la session ordinaire du CSE

Rabat, 24/07/08- Les travaux de la session ordinaire du Conseil supérieur de l'Enseignement (CSE), tenue du 21 au 23 juillet à Rabat, se sont articulés autour de l'examen du projet de plan d'urgence du département de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, et de celui du secteur de la formation professionnelle.

L'examen de ces deux projets intervient essentiellement en raison de leur importance dans le processus de réforme et du fait qu'ils constituent une étape nouvelle, basée sur l'approche de gestion par projet et la définition de pistes d'action, de délais d'exécution, de résultats escomptés et des ressources nécessaires pour les atteindre, indique mercredi un communiqué du CSE.

Le président délégué du Conseil, M. Abdelaziz Meziane Belfkih, s'est félicité, dans une allocution prononcée à cette occasion, de l'intérêt manifesté à l'égard du premier rapport du CSE par les départements de l'éducation et de formation, les différents acteurs éducatifs et par les partenaires de l'école, saluant la richesse des débats qui ont animé l'opinion publique nationale après la diffusion du rapport.

Il a également rappelé que cette session se tenait dans un contexte particulier, caractérisé par une dynamique prometteuse, rendue possible par la conjonction de volontés animées par l'ambition de donner un nouveau souffle à la réforme du système d'éducation et de formation, à l'heure où l'enjeu, aujourd'hui, consiste à poursuivre les efforts visant à édifier une école marocaine pour tous et à saisir cette occasion décisive pour gagner ce pari stratégique pour notre pays, ajoute le communiqué.

Cette session, tenue en présence du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, M. Ahmed Akhchichine, du ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, M. Jamal Rhmani, et de la secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement scolaire, Mme Latifa Abida, a été marquée par la présentation d'un exposé du ministère de l'éducation nationale retraçant les grandes lignes du plan d'urgence, dont l'exécution s'étalera entre 2009 et 2012.

Ce plan d'urgence, précise le communiqué, mettra l'accent sur des domaines prioritaires d'intervention, en cohérence avec le premier rapport du CSE, notamment, rendre effective l'obligation de scolarité jusqu'à l'âge de 15 ans, stimuler l'initiative et l'excellence au lycée et à l'université, affronter sans tarder les problématiques transversales et urgentes du système éducatif et rendre disponible les moyens nécessaires pour faire aboutir la réforme, souligne le communiqué, précisant que ces domaines seront déclinés en 23 projets.

Le ministre de l'emploi et de la formation professionnelle a, pour sa part, présenté les grands axes du plan d'urgence de son département, qui consiste essentiellement en quatre plans de formation et huit leviers, déterminés sur la base d'études préliminaires.

La présentation de ces deux projets a donné lieu à des débats très riches qui ont confirmé que la réussite d'une école marocaine pour tous était une perspective réalisable, fondée sur des priorités et des chantiers de rénovation en cohérence avec les propositions formulées par le Conseil dans son premier rapport.

Les intervenants aux débats ont insisté, également, sur la nécessité d'élargir la concertation et de rendre disponibles les conditions et les moyens de mise en oeuvre de ces plans, tout en veillant à les enrichir par toute proposition constructive.

Le Conseil, annonce le communiqué, tiendra une assemblée générale le 9 septembre prochain afin de poursuivre l'examen de ces projets et de formuler son point de vue sur le sujet.

Par ailleurs, dans le cadre de la contribution du CSE à l'examen des questions transversales, prioritaires en matière de mise à niveau du système d'éducation et de formation, le Conseil a examiné les axes préliminaires d'une nouvelle vision du métier d'enseignant et de formateur, projet dans lequel ce dernier a réalisé des avancées importantes, et a décidé d'approfondir le diagnostic et d'élargir et diversifier le cercle des auditions, en privilégiant l'approche participative avec les différents partenaires. Ce projet sera soumis à la délibération du Conseil durant la session de juillet 2009.

Le CSE, qui s'est fixé comme seuil la session de juillet 2009 pour finaliser ses propositions relatives à la question de la maîtrise des langues, a en outre pris connaissance des exposés des représentants des secteurs de l'éducation informelle et de la lutte contre l'analphabétisme, dans le cadre de la préparation de l'avis du Conseil à ce sujet, en prévision de son examen lors de la session de février 2009.

S'agissant du renforcement de sa mission d'évaluation, le CSE s'attellera à préparer un rapport global sur l'état et les perspectives du système d'éducation et de formation tous les deux ans, et à procéder annuellement à la publication d'un rapport thématique et à l'actualisation des données relatives aux principaux indicateurs du système, indique le communiqué, précisant que le rapport thématique de l'année 2009 sera consacré à l'évaluation des acquis, en vue de les diagnostiquer, de définir les moyens à même d'améliorer leur qualité et de parfaire l'acquisition des compétences et des connaissances fondamentales chez les apprenants.

Après avoir pris connaissance du bilan de l'année scolaire et universitaire et des perspectives de la rentrée prochaine, le Conseil a ratifié le projet de budget au titre de l'année 2009.


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MessagePosté le: Jeu Juil 31, 2008 2:56 pm    Sujet du message: Le détail du plan d’urgence Répondre en citant

Enseignement
Le détail du plan d’urgence


· Une vingtaine de projets sur quatre ans

· Renforcement du pré-scolaire public, école communautaire dans le rural


Vingt-trois projets pour accélérer la réforme de l’enseignement. Le programme Najah concocté par le ministère de l’Enseignement en collaboration avec un bureau d’étude s’étalera de 2009 à 2012. Le rapport de synthèse, dont L’Economiste s’est procuré une copie, répartit les mesures en trois blocs, lesquels sont fonction des objectifs: rendre effective l’obligation de scolarité jusqu’à 15 ans, stimuler l’initiative et l’excellence au lycée et à l’université, prise en charge des problématiques transversales du système et des moyens à mettre en place pour réussir.

La scolarité obligatoire jusqu’à 15 ans passera par la mise en place d’une dizaine de projets parmi lesquels le développement du préscolaire figure en bonne place. Surtout qu’il contribue à la rétention des élèves et à la lutte contre l’échec scolaire. Or, l’offre actuelle est limitée et inégalement répartie en quantité et en qualité. Pour remédier à «ces lacunes», le programme Najah préconise la mise à niveau par la formation continue des éducateurs. Trois sessions de 5 jours par personne et par année dans les centres de formation du ministère, sont prévues. Une mesure qui viserait également les éducateurs des kouttabs et des établissements privés.

Le développement du pré-scolaire passerait aussi par une amélioration de l’offre avec l’objectif de porter les effectifs à ce niveau de 705.753 actuellement à plus d’un million en 2012. Dans les milieux ruraux et défavorisés, le programme Najah prévoit l’ouverture de 3.600 salles de classes préscolaires intégrées dans les écoles primaires entre 2009 et 2012. Il est question d’insérer près de 50% des enfants en milieu rural et 10% des enfants en zones urbaines défavorisées dans le préscolaire public d’ici 2015.

Pour les encourager, les fournitures et matériels pédagogiques seront distribués gratuitement aux enfants démunis. Dans les villes, l’offre émanera particulièrement du privé qui aura droit à des mesures d’appui. Le pré-scolaire sera également mieux encadré: 250 inspecteurs seront recrutés en interne et une structure dédiée sera créée au ministère de l’Education nationale pour superviser la mise en œuvre de la stratégie de développement du préscolaire.

Rendre la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 15 ans nécessite aussi le renforcement des capacités d’accueil dans le primaire et le secondaire. Ainsi 100.000 places seront créées dans le primaire et 2.500 salles supplémentaires seront ouvertes entre 2009 et 2012, particulièrement dans le rural.

Les écoles satellites seront abandonnées au profit des écoles communautaires. Un modèle qui consiste dans le regroupement des élèves d’une même commune au sein d’écoles dotées d’internats et de transport scolaire. «Le déploiement s’effectuera au cas par cas après étude d’opportunité et tests dans les sites pilotes», indique le rapport.

Côté collège, 720 nouveaux établissements seront créés entre 2009 et 2012, soit 6.800 salles de classes pour une capacité additionnelle de 330.000 places. Le suivi de ces constructions sera assuré par une agence à créer. Celle-ci sera représentée dans chaque académie régionale.

A côté du renforcement de l’infrastructure, l’accent sera mis sur la mise à niveau des établissements qui seront dotés d’eau, 80% raccordés à l’électricité et 20% à l’énergie solaire. La réfection de 10.000 salles de classes et de tous les internats est prévue ainsi que le renouvellement des équipements défectueux.

Le plan «d’urgence» s’attaque aussi au problème d’égalité des chances d’accès à l’enseignement obligatoire. Pour cela, le dispositif d’appui social sera renforcé.

Le programme Najah prévoit la construction d’une cinquantaine d’internats dans le rural afin d’accompagner le développement des écoles primaires communautaires ainsi que 600 internats pour les nouveaux collèges ruraux. Ce qui représente 73.000 lits supplémentaires. Le but étant de multiplier par cinq le nombre d’internes au collège d’ici 2012.

La capacité d’accueil dans les cantines sera également optimisée. Les réfectoires seront ouverts aux internes et également à 30% des externes. Le nombre de bénéficiaires des cantines sera multiplié par 8 dans les collèges ruraux.

Pour faciliter l’accès aux établissements scolaires, le transport sera assuré par 650 bus dans le rural. Une mesure qui devrait profiter à 50.000 élèves.

Pour éviter l’exclusion à cause des coûts de scolarisation, une enveloppe de 450 millions de dirhams sera allouée chaque année pour soutenir les plus démunis. Des aides qui pourraient être versées en nature.

Institutionnalisation des cours de soutien

Contre le redoublement et l’abandon scolaire, principaux maux dont souffre le système, le programme Najah préconise d’agir en amont pour une meilleure connaissance des élèves afin de détecter à temps ceux qui rencontrent des difficultés. Un dispositif de suivi personnalisé sera mis en place.

En aval, un soutien des élèves en difficulté et leur accompagnement est préconisé. Le soutien scolaire sera institutionnalisé et intégré dans le service hebdomadaire des enseignants, indique le rapport de synthèse. Les élèves du primaire auront droit à 3 heures de soutien par semaine contre 4 heures dans le collégial. Des sessions de mise à niveau seraient également organisées durant les vacances scolaires et des centres d’écoute et de médiation mis en place.

Pour éviter d’éventuels abus, les instituteurs seront interdits de dispenser des cours particuliers à leurs élèves. Pour cela, une commission de déontologie sera créé dans chaque académie.

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MessagePosté le: Ven Aoû 01, 2008 2:26 pm    Sujet du message: Réforme enseignement Répondre en citant

Réforme enseignement
Le grand retour de la comptabilité


· Une plus grande rigueur dans la gestion des fonds

ELLE s’impose et est incontournable. Une comptabilité générale et analytique dans les académies et universités permettra une fine analyse des dépenses. Aujourd’hui par exemple, même si l’engagement de la Charte de l’enseignement en termes d’augmentation du budget annuel de 5% est respecté, il est difficile d’évaluer «la pertinence» de l’allocation des ressources. Une situation qui ne pourrait durer. Le plan d’urgence de l’enseignement écarte toute augmentation du budget du département de l’Education sans une rationalisation préalable des coûts. Ce plan place l’optimisation et la pérennisation des ressources financières parmi les priorités. C’est même une condition sine qua non à la réussite de la réforme.

Le programme Najah propose l’amélioration de la productivité du système à travers l’optimisation de la masse salariale par une meilleure utilisation des enseignants. Polyvalence, régionalisation du recrutement, optimisation de la répartition horaire des programmes, embauche de contractuels et encouragement des heures supplémentaires pour limiter la création des postes sont envisagés. La réduction du taux de redoublement et d’abandon permettra aussi d’optimiser le coût par apprenant.

L’optimisation des dépenses de fonctionnement passe aussi par l’externalisation de certains services. C’est le cas de la construction, de la maintenance, du transport, de l’entretien, du gardiennage, de la sécurité, etc. L’eau et l’électricité dont les dépenses grèvent le budget de fonctionnement pourraient faire l’objet d’une renégociation des tarifs appliqués. Le programme Najah recommande aussi la rationalisation de la consommation. La professionnalisation des achats et la mutualisation des moyens permettraient aussi de rationnaliser les coûts.

Autre mesure préconisée, la création d’un fonds de soutien à l’enseignement scolaire. Alimenté par la collectivité, il aura un double objectif: financer l’achèvement de la réforme, et assurer la transparence dans la concrétisation des projets du programme Najah.

Le développement d’une offre d’enseignement privée permettra aussi de soulager les budgets publics. Pour cela, un dispositif pourrait être déployé. Il prévoit des mesures incitatives pour faciliter l’investissement privé, la délégation au privé de la gestion d’établissements scolaire publics existants et la promotion d’un nouveau modèle organisé autour d’opérateurs de grande taille. Certaines de ces dispositions figurent déjà dans le contrat-programme liant le secteur de l’enseignement privé au gouvernement mais elles n’ont jamais été appliquées.

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MessagePosté le: Mar Oct 07, 2008 6:26 am    Sujet du message: 1,8 milliard de DH pour les études à l'étranger Répondre en citant

Transfert d'argent
1,8 milliard de DH pour les études à l'étranger
Loin devant le Haj et la Omra, ce pactole est un manque à gagner pour l'université marocaine

Publié le : 06.10.2008 | 16h11


Il y a des chiffres qui passent inaperçus et pourtant ils sont révélateurs de crises et dysfonctionnements. Ceux de l'Office des changes pour l'année 2007 montrent qu'exactement 1810,6 millions de DH ont été transférés pour financer des études à l'étranger.


Remarquez que ce montant se rapproche pratiquement du budget annuel de l'INDH qui est de 2 milliards de DH. Ces transferts, selon la ventilation des dépenses voyage par nature d'opération, représente 25,1% de l'ensemble de l'argent qui sort du pays. Ils viennent juste après le tourisme qui totalise quelque 3 milliards de DH (42,4%).

En troisième position seulement l'on retrouve les transferts du Haj et Omra avec 742,7 millions de DH suivis des voyages d'affaires (816 MDH). Tenez-vous bien, les soins médicaux arrivent en 6ème position avec seulement 70 millions de DH constitués essentiellement d'une clientèle d'un revenu moyen. Ce qui revient à dire que les nantis trouvent de plus en plus leur compte dans les cliniques locales.

Parmi toutes ces statistiques, on serait naturellement intéressé par celle des études dans les écoles étrangères. Le sujet est d'une actualité brûlante dans un temps où l'école et l'université marocaines font l'objet de critiques acerbes de la part d'associations et de syndicats principalement à cause des couacs et des incohérences ayant entaché l'application de la charte nationale d'éducation et de formation. Rendu public récemment, le rapport exhaustif et pas moins critique du Conseil supérieur de l'enseignement montre indirectement les lacunes qui rendent nos universités moins attractives que celles, sous d'autres cieux. Sur le chapitre du financement, les universités marocaines sont loin du compte.

En 2007, leur budget d'investissement n'a pas dépassé les 720 millions de DH contre seulement 398 MDH en 2004, soit quatre fois moins que les transferts en billets de banque pour le financement des études à l'étranger. Pis encore, un tiers des ressources mobilisables n'est pas engagé alors que les universités réclament l'augmentation de la subvention étatique. Les insuffisances en matière de gestion sont principalement incriminées sur ce registre. Par ailleurs, les produits et bénéfices provenant des travaux de recherche et de la vente de services ne représentent que 11 % des ressources des universités.

Mauvais ciblage

Dans son rapport analytique, le Conseil supérieur de l'enseignement a signalé que devant l'inflation des diplômés du système éducatif public, il est devenu impératif d'investir dans des formations de qualité et pas moins coûteuses pour décrocher un emploi. Toutefois, seules les familles aisées peuvent offrir de telles formations à leurs progénitures.

Dans une tentative de remédier à cette situation, le département de l'Enseignement supérieur a créé des établissements scolaires à accès restreint dispensant des formations professionnalisantes. Le hic est que la capacité d'accueil de ces établissements est limitée sans oublier qu'ils sont concentrés dans les grandes villes. Ils profitent plus aux étudiants aisés qu'aux défavorisés qui sont la cible première.
Du coup, la marginalisation sociale des jeunes moins ou mal formés aura encore la peau dure.

Le rapport exhorte ces dernières à faire preuve de plus d'imagination pour explorer d'autres alternatives de financements. De ce point de vue, les 1,8 milliard de DH que sont les transferts pour études représentent un manque à gagner considérable et une niche que les universités et grandes écoles peuvent investir. A remarquer qu'il s'agit là uniquement de l'argent qui passe par virements bancaires et postaux. Si l'on compte toutes les sommes qui migrent de manière officieuse par le truchement d'amis ou des familles, l'on peut facilement arriver au double. De quoi attiser les appétits des universités qui rêvent d'autonomie financière et des hautes écoles qui peuvent toujours s'installer au Maroc sans risque.

Considérant la problématique d'un autre angle, personne n'est sans savoir que c'est la classe moyenne qui met le pactole. Pour financer les études de leurs enfants, ces familles d'un revenu plus ou moins décent, font souvent des sacrifices. Sur orientation royale, le gouvernement s'est engagé à aider cette frange de la société à sortir de la précarité.
Le modus operandi obéira à une budgétisation de cette volonté. Tous les ministères mettront la main à la poche et en premier lieu le département de l'Education.


Par Mostafa Bentak | LE MATIN
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MessagePosté le: Mar Oct 21, 2008 7:13 am    Sujet du message: Forum de l'avenir Répondre en citant

Forum de l'avenir
Enseignement, une pièce importante dans les réformes engagées au Maroc


Le secteur de l'enseignement occupe une place importante dans les réformes engagées par le Maroc sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI, a affirmé, dimanche à Abou Dhabi, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri.

Dans son intervention lors de la réunion ministérielle du Forum de l'avenir, M. Fassi Fihri a indiqué que S.M. le Roi Mohammed VI a lancé une initiative nationale qui a pour objectif la généralisation et l'obligation de l'enseignement fondamental pour assurer l'égalité des chances et lutter contre le déperdition scolaire. L'initiative royale vise également l'insertion des Technologies de l'information et de la communication (TIC) et leur généralisation aux différents établissements scolaires du Royaume, a ajouté le ministre, précisant que cette stratégie globale a pour but de réduire la fracture numérique et de consolider la place du Maroc dans le domaine de l'information et de la communication.

Le Maroc est conscient du rôle vital de l'éducation et de la formation dans la réalisation d'un développement socio-économique intégré, durable et équilibré, a souligné M. Fassi Fihri. Il a également indiqué dans ce cadre que le Royaume a élaboré une stratégie en vue de réformer son système éducatif à travers la création d'un nouveau cadre institutionnel en l'occurrence le Conseil supérieur de l'enseignement, et l'élaboration de la Charte nationale de l'Education-Formation, ce qui, a-t-il dit, a permis d'intégrer dans les programmes scolaires, en tant que principes fondamentaux du système éducatif national, la culture des droits de l'Homme, les valeurs de l'Islam et l'esprit de citoyenneté. La réunion ministérielle de la 5e édition du Forum de l'avenir, qui a connu la participation des ministres des Affaires étrangères et des représentants de la région MENA, des pays du G8 ainsi que des présidents d'organisations régionales et internationales et des représentants de la société civile, a été marquée par l'examen des recommandations issues du Forum de la société civile tenu en parallèle.

Ces recommandations portent, particulièrement, sur la nécessité d'améliorer la pratique politique, d'élargir le cercle de participation dans la gestion de la chose publique et d'annuler les lois privatives des libertés dans le domaine de la liberté d'opinion et de publication.
Ces recommandations appellent, en outre, à renforcer la transparence en permettant aux organisations de la société civile d'assurer leur rôle en matière de lutte contre la corruption.

Elles soulignent, également, la nécessité de promouvoir les conditions de la femme et d'encourager sa participation à la gestion de la chose publique et dans le processus de prise décision. Les participants ont, par ailleurs, estimé qu'il était impossible de réaliser un développement, dans son acception la plus large, en l'absence d'une réforme politique qui renforce la transparence et d'une meilleure gestion des deniers publics. Le ministre d'Etat aux Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Anwar Mohamed Gargueche, a déclaré dans une conférence de presse à l'issue des travaux de la réunion, que le Forum a atteint les objectifs fixés. Plusieurs questions relatives au développement, à la réforme et à la participation politiques ont été abordées, a-t-il ajouté.

La première réunion du Forum de l'avenir a été tenue au Maroc en 2004, la seconde au Bahreïn en 2005, la troisième en Jordanie en 2006 et la quatrième au Yémen et en Allemagne en 2007.

Le prochain rendez-vous

Le Royaume du Maroc a été choisi à l'unanimité, dimanche lors de la réunion ministérielle du Forum de l'avenir à Abou Dhabi, pour abriter la 6e édition de cet événement. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri, a souligné dans une déclaration à l'agence MAP en marge de sa participation à la 5e édition du Forum de l'avenir, que ce choix représente "une marque de confiance placée dans notre expérience nationale initiée et suivie par S.M. le Roi Mohammed VI en vue d'encourager le dialogue qui unit des pays du G8 et ceux de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord". "Ce dialogue a pour objectif de partager les expériences menées dans chacun de nos pays et de mutualiser nos efforts... "



Par MAP
Publié le : 20.10.2008 | 18h54
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